traction

HappyDriver, la maîtrise de la traction

Depuis mon retour à Toulouse, j’ai été agréablement surpris de la manière dont ce sont organisées les start-up entre elles. Une des initiatives les plus réussies, la création d’At Home, espace communautaire de start-up où cohabite plus de 100 start-upers. L’une d’elles a particulièrement attiré mon attention, et celle de mes confrères : HappyDriver. Ce qui m’a le plus plu en elle c’est sa traction pleinement maîtrisée.

Cette start-up propose un service innovant autour de la réparation/entretien de véhicule. Après avoir contacté HappyDriver, vous recevez un devis comprenant les pièces et la main d’œuvre associée. Une fois accepté, l’équipe récupère votre véhicule et le déplace auprès du garagiste attitré. La réparation faite, HappyDriver ramène votre véhicule, nettoyé à l’intérieur et à l’extérieur. Composante intéressante de leur proposition de valeur, la partie conciergerie (déplacement véhicule + nettoyage) est proposée sous forme de participation libre.

Aujourd’hui l’équipe est débordée car elle bénéficie d’un bouche à oreille très puissant. Mais bon ça reste plutôt agréable d’avoir des problèmes de riches de ce genre non ?

Origine

Au tout début Nicolas & Aurélien, 2 des 3 cofondateurs d’HappyDriver, s’étaient associés pour monter un projet autour du pneu d’occasion : AtoutPneu. Malheureusement pour eux, le terme pneu d’occasion était mal perçue par les consommateurs.

Pour rebondir ils essayèrent de reprendre une société opérant dans ce secteur, mais ce fût également un échec.

Au sortir de cette 2ème expérience, ils décidèrent de monter Le pneu pas cher, avec cette fois-ci une démarche start-up. Bien conseillés par d’autres entrepreneurs toulousains, Nicolas & Aurélien se mirent à étudier le lean start-up et à visionner une multitude de vidéo de The Family.

C’est grâce à cette nouvelle ouverture d’esprit que nos joyeux entrepreneurs décidèrent de pivoter et il faut dire que ça reste bien original la manière dont ils ont trouvé ce pivot :)

Pivot

En discutant avec Nicolas & Aurélien, il ne vous faudra pas longtemps pour vous apercevoir que ces gars sont plein d’idées et qu’ils sont fondamentalement animés d’un esprit disruptif.

On cherchait des clients, alors on déposait des papiers sur les voitures qui avaient des pneus très usés.

Do things that don’t scale qu’ils disaient…

Avec cette démarche ils eurent un client qui déclencha leur stratégie gagnante. Le client en question expliqua qu’il avait besoin d’une solution plus complète. Les pneus c’est bien mais ça fait pas tout. Pour faciliter l’affaire, Nicolas se propose d’amener et ramener le véhicule. Habitué des garages automobiles et de leurs bonnes habitudes, Nicolas décida de nettoyer le véhicule intégralement.

Pour rémunérer ce service, Nicolas proposa une participation libre. Et c’est à l’issue de cette transaction que tout se déclencha. En racontant leur aventure à leurs camarades d’At Home c’est une pluie de demandes qu’ils reçurent.

Success is obvious qu’ils disaient (aussi)…

Ce pivot de type zoom-out est brillant, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais qu’est-ce qu’il fait que ça a correctement fonctionné ? A mon sens ce pivot tient sa force dans 3 sous-composantes.

Participation libre

Par sérendipité, Nicolas proposa une participation libre à ce fameux client. Pour lui cela permet de mettre le prospect dans une situation de confiance. Peut être qu’à l’avenir le service pourra se proposer directement dans le devis, mais est-ce que psychologiquement cela ne sera pas un frein ?

En effet, vous êtes capable d’amener votre voiture à votre garagiste. Vous êtes également capable de nettoyer votre voiture.

Pourtant vous ne le faîtes pas forcément. Pourquoi ? Les horaires de travail, la flemme, le manque d’envie etc … tout autant de faits avérés bien assimilés par HappyDriver.

C’est peut être en ça que la participation libre peut faire sauter des verrous psychologiques.

Traction vs Growth

Ce qui est également intéressant dans leur démarche, c’est cette capacité à dissocier instinctivement traction vs growth.

Tous les clients sont encore exploités dans un processus ingénieux mais toujours très artisanal. L’essentiel de leur processus se réalisant via le CRM Base.

Cependant grâce à cette humilité entrepreneuriale (qui fait souvent défaut à beaucoup), c’est un product-market fit solide qui a ici était construit.

Même si dans le tableau Traction vs Growth du légendaire Brian Balfour, on mentionne la rétention en KPI de Traction, dans le cas d’HappyDriver c’est un peu différent. Vous n’amenez pas votre véhicule au garagiste toutes les semaines, encore heureux. Le KPI temporel de rétention d’HappyDriver est élevé (6 mois – 1 an). Le referal est déjà très puissant et les plus gros effets de réseaux sont encore à venir.

Orienté client pour une valeur ajoutée explosive

Là pour le coup c’est du rarement vu. J’ai pu travailler dans quelques start-up mais je n’ai jamais collaboré avec une entreprise qui prenait ses clients avec autant de sérieux et d’attention.

A l’issue de chaque prestation un formulaire est dispensé pour connaître la réelle valeur ajoutée de leur prestation.

Pour eux, hors de question de négliger le moindre détail. Que ça soit venir chercher un véhicule à 6h du matin ou bien le ramener en début de soirée au lieu convenu, HappyDriver se plie en 4 pour vous réaliser le meilleur service possible.

#bouillant

La suite ?

Cadrant plus que correctement avec les préceptes lean start-up, nos chers trublions se concentrent sur une zone précise de Toulouse, très dense en entreprise, pour profiter des effets de réseaux internes.

Côté technologie c’est un chatbot qui semble être la solution idéale pour pouvoir répondre à leur flux de demande de devis.

Adepte de blagues pourries pour finir, je n’ai plus qu’à leur souhaiter bonne route…

#jesors

sdk

Comment générer des hacks avec des SDK ?

La joie des stores ! J’en avais entendu parler, mais s’y confronter c’est tellement plus marrant. J’avais bien travaillé sur quelques lancements, sur de l’ASO par le passé, mais rien de comparable à ce que je vais vous présenter. De la conception en passant par ma première panne serveur, je vais tenter de vous décrire notre parcours avec MyBetFriend et vous dire comment nous nous en sommes sorti avec notamment 3 SDK fabuleux.

Concevoir une application ou l’art de perdre 5 ans d’espérance de vie en autant de semaines

Beer & Pitch

Il fallait bien y aller dans le mobile un jour. Oui, il le fallait. J’avais bien eu quelque idées mais rien de quoi constituer une équipe sur un objectif commun. Comme toute idée valable du IIIème millénaire, celle-ci naquit autour d’une pinte de bière avec un ami. Nous regardâmes un match de foot dans un bar miteux de Paris, et soudain éclair !

Parier ma bière auprès de mon ami selon l’issue du match. Tout deux fascinés par les chiffres, nous nous sommes projetés dans l’agrégation des données statistiques TV en live dans cette hypothétique application mobile.

Ça doit déjà exister… Tu penses que ça plaira ? Mouairf… C’est sympa mais bon…

Il fallut se rendre à l’évidence, mon elevator pitch était nul et donnait autant envie que la vision de Margaret Tatcher nue dans la neige (désolé…).

Face à ce premier échec, je décidais d’appeler l’éditeur de statistiques en question et de lui soumettre mon pitch. Grâce à quelques bottes secrètes je réussis à contacter mon interlocuteur 48h après mon premier coup de fil.

Après avoir pitché mon embryon de projet, je n’entendis qu’un silence pesant. Mais cette fois-ci la réponse fût positive. En fait, ce silence marquât mon premier succès, celui d’avoir attirer l’attention et proposé un service novateur auprès d’un professionnel du secteur.

Il faut être bien évidemment lucide, avec mon fournisseur nous allions commencer une relation commerciale aussi. Mais au vu et au su de son soutien indéfectible, je pense que notre alliance allât plus loin qu’une simple relation tarifée.

Les faisabilités techniques et temporelles scellèrent ma joie et firent naître mon optimisme (naïf) d’entrepreneur digital.

Un pour tous et tous pour un #YOLO

Requinqué par ce premier « succès », je fût à même de monter une équipe de 6 personnes. En l’espace de 2 mois nous étions fixé sur un nom, sur un concept, et surtout sur une finalité à donner à ce projet.

Fondamentalement, nous en avons tous marre de ce bullshit continuel «plus qu’une société, une équipe gnia gnia… » mais typiquement comment les start-up peuvent réaliser de superbes projets sans une équipe de rockstar ? Un grand groupe, avec de l’ancienneté, un réseau, une marque connue, peut se traîner des boulets dans son effectif. Une start-up non. En tout cas si elle le fait, elle finira très rapidement dans le cimetière des start-up.

Il existe plus de start-up mortes que de start-up en activité. Click To Tweet

#instantprofond

Pour en revenir à l’équipe, je dirais qu’il faut retrouver en elle tous les caractéristiques qui permettront de réaliser des 1+1=3.

Avec de la contradiction on améliore ses idées, son travail. Je pense que cette notion est tout de même fondamentale si tant est que vous recherchiez un produit qui s’adresse à autre chose qu’une étroite niche.

Et la conception fût…

J’ai pu remarquer que lorsque vous créiez une application ou quand bien même un service innovant, la majorité des personnes ont tendance à entendre ce qu’elles veulent et à devancer votre effort sacré d’imagination. Infâmes cloportes ! Même si vous pouvez avoir de superbes idées qui viennent à la volée, il va vous être impossible d’avancer sur votre projet. Vous allez déployer toutes les features suggérées par tout votre entourage et votre application ne ressemblera plus à rien.

A vouloir plaire à tout le monde, vous ne séduirez personne et même vous vous aurez un certain dégoût pour vous-même par la suite.

C’est à cette étape bien précise qu’il est de bon aloi d’utiliser Canva (ou Balsamiq) & Invision.

Grâce à ce couple de SAAS gratuit, il vous sera possible de réaliser vous même votre prototype d’application et d’itérer dessus sans même à avoir expliquer vos tenants et aboutissants.

L’UX c’est comme une blague, si tu dois l’expliquer c’est que c’est pas bon

A ce petit jeu là je peux vous garantir qu’avec mon équipe on a pas été tout le temps drôle. Loin de là. Mais mauvaises blagues après mauvaise blagues, nous avons pris le parti de simplifier notre service au maximum et surtout de s’en remettre à une chose pour trancher nos décisions : la data.

Toute le monde n’a pas le même humour. Pourtant nous partageons tous, quelques trucs en commun. Par exemple : les cons, l’air que nous respirons, les gamins qui chialent dans le train (j’en ai un à côté de moi que j’ai envie de massacrer là…), les lois de la physique et les mathématiques. Notre avions donc décidé de choisir ce dernier point pour avoir un juge de paix. C’est assez paradoxal car je connais peu de personnes qui exultent à la vue d’une feuille Excel, mais quand bien même, être data-oriented ne vous fera aucun mal si vous lancez une application.

Exemple de blague tentée : le login uniquement par Facebook. Même si ça n’a pas fait marrer tout le monde au départ, il aura gêné, in fine, 13 % de l’ensemble de nos utilisateurs. Et cette métric nous a été remontée par le premier SDK que je vais vous présenter, MixPanel.

Les SDK c’est trop bien !

MixPanel

Ai-je encore besoin de présenter MixPanel ? Oui ? Bon ok…

MixPanel est à l’application mobile ce que Michael Ange est à la renaissance italienne. (Normalement avec une présentation comme ça et un backlink aussi puissant je devrais gagner un peu de datas gratis…).

Mais arrêtons là les conneries, MixPanel est avant tout un SDK d’Analytics gratuit jusqu’à un certain niveau de consommation. De plus votre développeur n’aura aucun mal à intégrer ce SDK sur iOS & Android.

Fonctionnalités

Les fonctionnalités de MixPanel sont multiples et variées. Vous allez être tout d’abord en mesure de garder la trace de tout vos utilisateurs, définir des profils, intégrer leurs tokens pour déboguer et retrouver ainsi rapidement toutes les informations que vous souhaitez remonter.

De plus vous allez être en mesure d’intégrer des funnels de conversions qui vous montreront les différents points de frictions de votre application. A vous de travailler conjointement avec vos designers et développeurs pour éviter toutes chutes. La bonne interprétation des metrics est souvent à l’origine des hacks.

Autre fonctionnalité, les cohortes de rétentions. C’est peut être là que ça commence à vraiment devenir marrant. En effet, réaliser une application c’est cool, la développer c’est marrant mais générer de la rétention c’est générer de l’amour pour elle. On a plaisir à y aller et surtout à y revenir.

C’est là qu’on (en général) monétise et qu’on génère de la marge nette de manière durable. Difficilement ailleurs.

MixPanel présente aussi d’autres fonctionnalités comme l’A/B testing et les notifcations. Mais ça ça vient plus loin…

Alternative à MixPanel, Amplitude SDK suggéré par Alexandre Jubien de Thinkmobile

OneSignal

Le problème avec les notifications c’est qu’elles ont souvent une fâcheuse tendance à vouloir partir toutes en même temps. Et si votre développeur ne prévoit pas une méthode pour les espacer afin d’éviter un pic de charge trop violent, vous allez avoir un nombre incalculable de notifications non délivrées. Qui plus est difficile de dire à la volée combien sont envoyées, cliquées etc.

C’est à ce niveau précis que OneSignal intervient. Cette fois-ci pas besoin de cirage de chaussures, One Signal est entièrement gratuit.

Le SDK est semble-t’il un petit peu plus complexe à intégrer mais il en vaut la peine.

OneSignal vous permet d’envoyer quasiment toutes vos notifications et de surtout mesurer leurs impacts respectifs. OneSignal intègre parfaitement bien cette notion de reporting.

Cependant les fonctionnalités qui m’auront le plus servi n’auront pas étaient celle-ci.

Segments

OneSignal vous offre la possibilité de générer vos segments d’utilisateurs en fonction de :

  • Nombre de sessions
  • Durée des sessions
  • Première sessions
  • Latitude & Longitude
  • etc.

Grâce à ça vous allez pouvoir envoyer des notifications propres à chaque segments. Manuellement ou automatiquement.

Template & A/B Testing

Là ça devient très puissant. OneSignal va vous permettre d’envoyer automatiquement une notification bien précise lorsqu’un utilisateur rentre dans un segment défini.

Par exemple : nous avons défini dans MyBetFriend un segment « Hardcore users » pour les users dépassant plus de XX sessions. C’est donc à ce moment là que nous lui demandions de nous noter sur le store.

Une fois cette technique mise en place nos reviews 5 étoiles furent régulières.

Et pour bien optimiser ce processus, OneSignal vous propose de réaliser des A/B Tests pour définir le message le plus pertinent.

Que du bonheur !

Branch.io

Dernier SDK pour la route : branch.io

Bon là on frise l’indécence, l’obscène même. Toujours gratuit, ce SDK va vous permettre de générer notamment des deeplinks.

Ces liens (magiques) vont intelligemment comprendre sur quel appareil le lien est ouvert et appliquer un scénario différent.

Exemple : Si vous êtes sur un BlackBerry vous pouvez paramétrer l’ouverture du store BlackBerry bien la redirection vers votre landing page, ou bien votre liste Mailchimp.

Le SDK n’est pas évident à mettre en place, mais les deeplinks sont très puissants pour faciliter le partage. Un bémol toutefois, si vous utilisez un raccourcisseur d’url comme nous, il se peut qu’il soit mal interprété. C’est en ce sens que je vous invite à implémenter un SSL sur votre site et utiliser donc un shorter idoine.

Branch.io propose également un onboarding personnalisé. Même si cette feature nous a un temps intéressé nous l’avons (malheureusement) délaissé au profit d’autres fonctionnalités.

Néanmoins il va sans dire que pour notre V2 nous allons utiliser à fond cette feature.

Toutefois, la feature qui aura été des plus puissantes dans notre cas d’utilisation c’est la feature app banner. Même chose, selon votre device, cette banner s’ajoutera en haut de votre site réagira de différents manières :

  • Depuis un ordinateur : La possibilité d’inscrire son numéro de téléphone pour recevoir un deeplink d’installation
  • Depuis un mobile : L’installation en renvoyant sur le ou les bons stores
  • Depuis un mobile où l’application est déjà installée : L’ouverture de l’application
  • Depuis un mobile où l’application est déjà installée mais non à jour : La mise à jour de l’application

C’est grâce à cette banner que nous avons pu réaliser l’un de nos « hacks » les plus efficaces.

La publicité pour installation d’application étant hors de prix (1€ en moyenne) le fait d’envoyer du trafic uniquement sur notre site (CPC faible sur le foot) eut pour effet d’optimiser notre investissement.

Soit l’internaute téléchargeait l’application, soit il laissait son mail ou soit et bien il générait du trafic sur notre site. Pour ainsi dire nous évitions toutes pertes d’investissements. Si vous êtes en plus l’heureux détenteur d’un blog et/ou d’un site drainant pas mal de visites quotidiennes vous allez pouvoir assister à un bond spectaculaire (je l’espère) de vos installations.

SDK Bonus, Launchkit.io

Dernier SDK et pas des moindres, Launchkit. Récemment acheté par Google, ce SDK nous a permis de gagner énormément de temps sur :

  • Génération des images iOS (apparemment plus besoin maintenant…)
  • Onboarding
  • Review monitor

Ils ont récemment déployé sur git l’ensemble de leurs codes. A voir ce qu’ils vont réaliser par la suite avec Google.

En espérant que cet article t’a plu, on peut se retrouver sur les Internets ici. On discutera de pannes serveurs et d’AdminSys, tu verras c’est rigolo :

tnw

The Next Web @Amsterdam

Du 26 au 27 mai s’est déroulé à Amsterdam une conférence que j’aurais tendance à qualifier de sensationnelle. The Next Web réunit chaque année les plus grands pontes du web à Amsterdam Je tiens à préciser à mes lecteurs que je ne suis pas un expert des conférences web mais quand dans la même après-midi vous avez Ryan Holiday & Werner Vogels qui présentent leurs dernières trouvailles, nous sommes en droit de dire que ça commence à envoyer du bois.

Jour 1

tesla3

Comme un symbole. Les startups bougent vite et font preuve d’une efficience à toute épreuve. Comme un totem, il était de bon aloi de déposer une carte de visite pour aller faire un tour avec. Je suis pas (encore) journaliste chez Turbo mais j’apprécie le côté Dolerean avec ces portes old-school/futuriste.

Il m’aura pas fallu longtemps pour être à l’aise. J’ai eu le plaisir de rencontrer Drew Lawrence Chief of Staff @Full Contact. J’ai pu très simplement lui parler et lui montrer mon template Excel qui utilise son API. Le premier mot qui lui est venu fût…. « Awesome ! » Oui Drew est américain. Il a vainement tenté de me débaucher mais je lui ai dit que si j’avais pas la Tesla garée à l’entrée c’était même pas la peine d’y penser. Il m’a gentiment proposé de poursuivre ma visite, vraiment étrange.
 fullcontact

Bon c’est bien sympa Amsterdam quand il fait beau mais bon je suis pas venu pour couper les tulipes, en avant pour la première conférence. Quoi de mieux que Meghan Keaney Anderson VP @Hubspot pour se mettre en selle.

seo-hubspot

Son intervention était, comme beaucoup de fois avec Hubspot, brillante. Cette charmante jeune fille nous a parlé du futur du SEO et il est vrai qu’il nous faut déjà penser à la suite des événements. En effet, la recherche évolue et donc mécaniquement sa stratégie. Meghan a eu la politesse de rappeler à son auditoire que la recherche vocale prend de plus en plus de poids et que cette tendance ne semble pas s’essouffler. Cortana, Alexa et autre Siri deviennent de plus en plus efficaces.

Maintenant que je suis en jambes, allons voir ce qui se passe dans le bâtiment principal.

julie-zhou

Ah bon Rammstein joue ici ?

Non non c’est la VP Facebook

Oh pardon…

La sensation était vous l’aurez compris particulière. Nous étions entassés comme dans un concert de rock à écouter Julie Zhou VP Product Design @Facebook à comprendre comment Facebook concevait et itérait pour ses produits et plus particulièrement pour le Facebook Live. La chose qui m’aura le plus frappé c’est donc ce système de beta-test. Les employés de Facebook sont investis dans leur vie privée pour tester en situation « réelle » les produits Facebook. Et lorsque vous avez des centaines d’employés et bien vous remontez une masse d’informations provenant de situations hétérogènes. Pratique pour lancer un nouveau produit non ?

julie-ben-hayoun

Et puis là c’est la claque, « Le Grand Bombardment ». Connaissiez-vous Nelly Ben Hayoun ? Si oui, je vais porter plainte contre vous car vous me l’aviez jamais dit. Sa présentation était d’une telle énergie que j’ai été littéralement été bouche bée. Ses travaux sur le design sont juste fabuleux et demeurent pour moi (désormais) une source inépuisable d’inspiration. Merci à toi Julie.

Le reste de la journée j’ai tenté de m’intéresser aux startups invitées. Je vous avoue avoir été particulièrement navré par les présentations des unes et des autres. Il est vrai que la plupart était très early stage, mais quand bien même il faut à un moment donner mouiller le maillot.

Quelques jours auparavant la conférence j’ai eu plaisir à recevoir ce mail :

garyvee

Ça fait toujours plaisir:) A l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai pas eu l’occasion de lire ne serait-ce qu’une page du livre mais je suis sûr que de superbes idées y sont présentes. Merci Gary et bonne continuation :)

Jour 2

Deuxième jour. On reprend pas les mêmes mais on recommence. Pour commencer de bon matin, une superbe présentation de Jon Troutman designer @Canary.

jon-headshot

Son intervention était basée sur le parallèle entre la relation amoureuse et le design d’un produit. Et je peux vous dire qu’après réflexion, cette métaphore est loin d’être grotesque. Pour une aventure d’un soir ou un engagement advitam eternam, la stratégie employée n’est pas tout à fait la même. Autre point, comme dans toutes les relations vous avez des moments où il est impérieux de discuter, d’écouter et de comprendre ce qu’on vous dit. La leçon est donc la suivante : que ce soit en itération produit ou bien en couple, il faut toujours écouter son partenaire.

Sur cette deuxième journée le niveau des jeunes start-ups invitées fût drôlement meilleur. On a pu tout voir, des data-scientists en blouse blanche, à des costards verts + chaussures lumineuses, on peut dire qu’il y a eu un effort sales de fait.

Il faut croire que j’en avais pas eu assez avec ma première journée, je décide de suivre l’intervention de Bill Buxton, primer researcher @Microsoft.

Je pourrais réaliser un article de 2,000 mots uniquement sur ses 20 minutes d’intervention mais bon si il fallait isoler quelque chose, je pense que cette image parle d’elle même.

bill-bbuxton

Bill a exprimé très sobrement qu’est ce qui faisait qu’un produit s’envolait ou non, c’est potentiellement cette dimension (réelle) d’écosystème. En effet, comme vous le constaterez, 3 règles semblent tenir à cœur à Bill.

Selon lui il ne suffit pas que votre produit/service soit bon, il faut aussi qu’il rendre meilleur les autres produits/services attenants. Ne serait-ce pas ce que Slack a réussi à faire ? Créer un SaaS qui rend meilleur tous les autres SaaS. Bon, ça fait un peu seigneur des anneaux désolé, mais je trouve cette dimension pour le moins intéressante.

Pour s’en remettre il a fallu que je me restaure.

frites

Quelques échanges informels avec d’autres participants, un repos bien mérité dans les jardins du lieu et il était temps de lancer le dernier sprint.

Qui de mieux que Docteur Werner Vogels CTO @Amazon en charge du Machine Learning, pour en prendre plein la figure ? A ce niveau là on peut parler d’indécence. Notre Docteur a eu la gentillesse de nous partager brièvement son modèle de Machine Learning utilisé.

Amazon n’est pas leader par hasard. Et à mon avis cette notion arbitraire de l’aléa n’est pas du goût de Herr Vogels. Pour la réussite de ce genre d’outil une boucle itérative est à mettre en place. Pas une grande nouvelle mais ce que j’ai particulièrement apprécié c’est cette méthode de validation.

Afficher l'image d'origine

Peu de temps après l’ami Werner s’est transformé en développeur évangéliste en nous exposant la solution Amazon ML. J’ai là aussi pas eu le temps d’étudier cette solution de plus près, mais il y a fort à parier que Growth Hacking & Machine Learning auront tendance à fusionner et à offrir des résultats substantiels dès lors que l’exécution sera soignée.

Ce que je peux retenir aussi de cette conférence c’est la qualité des présentateurs. Position difficile de passer après de telles pointures mais je peux dire que cette fonction aura parfaitement été remplie par Boris. Les blagues n’ont pas cessées mais je me dois de vous en partager une :

Savez-vous ce qu'est une Shitistics ? C'est une statistique de merde impossible à expliquer. Click To Tweet

Effectivement, ce n’est pas aussi fin qu’un calembours de Jean Marie Bigard, surtout sorti de son contexte, mais je pense que ma future devise avant une réunion sera « No Shitistics Allowed ».

Dernier intervenant sur lequel je souhaitais écrire quelques lignes, Ryan Holliday. Il n’est même plus la peine de présenter qui est Ryan mais mon excitation s’est rapidement transformée en déception. Ryan a tenté de nous faire énormément de parallèle avec la philosophie antique (Épicure par exemple) et l’entrepreneuriat mais son effet ne s’est pas avéré parlant. En effet, en 2016 on ne lit plus ses slides Ryan, on sait lire, merci. Ryan n’en demeure pas moins fantastique par ses livres et sa disponibilité auprès de son public pour signer des autographes, beau geste.

Mais je le concède cela doit être sacrément difficile de passer derrière Casey :)

C’est sur cette note que j’ai dû quitter la conférence et m’enquérir de prendre mon Thalys.

Une chose est sûre, cette conférence m’aura permis d’ouvrir mon esprit sur d’autres aspects et de me donner du grain à moudre pour mes prochains itérations.

leads

Je veux des leads !

Finies les inepties sur Facebook, aujourd’hui on va parler B2B et Leads. Les metrics c’est bien, mais quand se transforme en Résultat Net c’est mieux. Car c’est bien de ce rapport, Chiffre d’Affaires versus Charges, que nous devons constamment perfectionner pour garder sa start-up à flots. Avec les techniques que je vais vous présenter ci-dessous, vous allez ainsi pouvoir économiser votre Coût d’Acquisition Client et prospecter bien tranquillement depuis votre canapé.

Profile Hopper

L’extension Profile Hopper est une visionneuse Linkedin très puissante. Après avoir installé l’extension Chrome, vous allez pouvoir visionner de manière automatique les personnes qui répondent à votre recherche (poste, ville, entreprise etc…).

Notification Linkedin

Première étape, la visite d’un profil Linkedin déclenche une notification chez la personne visitée. Si votre intitulé de poste et votre nom d’entreprise est cohérent avec l’activité de vos leads, vous pouvez déjà vous attendre à générer du flux entrant.

Mon conseil est d’inscrire votre site internet en intitulé de poste. Facilitez la recherche de la personne sans qu’elle ait besoin de chercher votre site dans Google. Là encore diminuez toute friction éventuelle ;)

Twitter

Vous avez visité des profils, ils visitent votre site, votre profil en retour et vous êtes prêts à dégainer votre arme favorite : le téléphone. Et bien attendez encore un peu ! Vous pouvez faire quelque chose de très pratique, un mass follow des comptes Twitter visités.

Cette action est réalisable grâce à une feature très intéressante de Profile Hopper, l’export .csv de vos visites. Vous allez pouvoir sortir des données très intéressantes comme :

  • Prénom & Nom
  • Poste & Industrie
  • Localité
  • Actuel & anciens employeurs
  • École
  • Nombre de relation & Degré de connexion
  • Email présent sur le profil (en mode payant recherche approfondie)
  • Twitter
  • Sites web
  • Lien du profil
  • Photo de profil

Je réalise cette opération directement via Blockspring pour centraliser toutes mes actions. Ainsi je follow les comptes Twitter afin de multiplier les notifications auprès de mon lead.

Vous pouvez aussi faire des choses assez amusantes comme une recherche inversée de la photo de profil sur Google Images afin de voir où cette photo se situe sur le web.

Cold Email

Si après les notifications Linkedin & Twitter votre lead ne vous a toujours pas contacté il est temps de dégainer votre email. En version gratuite vous aurez accès uniquement aux mails trouvés sur le profil. Pour trouver les autres, je vous conseille l’utilisation de Voila Norbert ou bien Email Hunter.

Followup

Si vous vous êtes frottés au cold mailing vous savez que le premier mail ne génère pas la majorité de vos ventes. Après si vous avez un template magique à partager je suis preneur :)

C’est pour cela que je vous conseille l’utilisation de Mix Max, Reply App ou bien de Rebump afin d’automatiser vos relances.

Pour toutes ces actions sur Linkedin je vous conseille de passer en version premium. Vous risquez d’être bloqué sinon

Anygrowth, la machine à Leads

Tout ce petit processus peut vite devenir fastidieux si vous n’êtes pas organisé. De plus si vous manipulez des milliers de leads cela va vite devenir très compliqué. C’est pour cela que je vous conseille l’utilisation d’Anyleads pour votre génération de leads, crée par la société Anygrowth.

 

Anyleads centralise la quasi intégralité des actions citées au dessus. Vous installez votre extension et vous accrochez la ceinture ça va piquer !

Vous effectuez votre recherche et les leads vont venir à vous comme par magie. De plus, la génération de mail n’est pas du guess mais bel et bien du mail sonnant et trébuchant. Pour une précédente opération, j’ai pu retirer un pourcentage de 36% sur une cible très complexe car elle n’était pas rattachée à une entreprise en particulier.

Templates & Follow-ups

Une des features que j’apprécie par dessus tout, c’est la possibilité de réaliser ses templates en spinnant les attributs comme {{first name}}, {{company}} etc…

Vous allez même pouvoir éditer vos templates de follow-ups et ça c’est vraiment beaucoup de temps de gagné.

Tracking

Autre feature brillante, la possibilité d’installer directement sur son site une iframe de conversion afin de suivre l’activité de votre prospect sur votre site.

Autant éviter les follow-ups sur un lead qui ne demande qu’a être contacté par téléphone :)

 

Cet article vous a plu ? Il vous reste plus qu’à le partager :)

Des #Leads comme si il en pleuvait ! Click To Tweet

Cet article est amené à être amélioré au fur et à mesure des nouveaux outils et techniques qui verront le jour. N’hésitez pas à me contacter pour le faire évoluer.

Et en bonus un blog que j’aime beaucoup Sales Hacking pour éclater son pipe ;)

my bet friend

My Bet Friend l’application pour parier et challenger ses amis sur le foot

Comme certains d’entre vous le savent, je démarre un nouveau projet d’application mobile :  My Bet Friend. C’est une application, iOS et Android, qui permet de poser ses pronostics sur un match de foot et de défier ses amis.

Comment ça marche ?

Après avoir téléchargé et installé l’application sur votre mobile, il vous suffit de rentrer sur un match de foot, d’inscrire vos pronostics et de challenger vos amis. Ces derniers reçoivent une notification pour répondre à votre défi. Durant le match, vous allez pouvoir visualiser en live l’évolution du score avec chacun de vos amis. Grâce à notre partenaire Opta nous offrons la possibilité aux challengers de visualiser les données de leur match en temps réel sur leurs smartphones. C’est ainsi que nous offrons une expérience unique pour l’ensemble des matchs de l’Euro 2016.

Pourquoi My Bet Friend ?

Je suis passionné de Foot et j’ai toujours été frustré par le fait de ne pas avoir un outil fiable pour mesurer que de ma bandes d’amis était le meilleur en pronostics. Alors oui on a bien un tableau Veleda au boulot, mais bon c’est quand même assez old school. Le seul truc qui a la limite permettait d’avoir quelque chose de propre, c’est une feuille Excel. Mais bon l’angoisse pour tout paramétrer et tout actualiser… L’avantage c’est qu’on peut croire que vous bossez quand vous êtes dessus ;)

De plus, la France organise cette année l’Euro 2016 donc il fallait faire un choix. Y aller ou regarder le train passer ? L’avenir nous dira si il aurait plus juste de rester à quai :)

Les challenges

My Bet Friend va plus loin que la fameuse feuille Excel ou le tableau Veleda. Avec My Bet Friend vous pouvez parier sur le score mais sur pas mal d’autres items. Exemple : vous pouvez parier sur les buteurs, la possession de la balle, le premier but plus des questions bonus surprises.

Avec notre flux Opta alimenté en temps réel, nous pouvons donc proposer une expérience unique aux challengers. Les amateurs de foot le savent bien, un match peut basculer en quelques minutes. La victoire ou la défaite se joue parfois à peu de choses ! De plus on permet aux amateurs assidus de football de pouvoir suivre leurs items en live.

Le classement

Tout au long du match, on calcule (avec notre système de cotations) les points gagnés sur chaque item. Ces points sont reportés à l’issue du match sur le classement général. Ainsi, à la fin du match, il est possible de comparer les scores de chacun. On va pouvoir savoir une bonne fois pour toutes qui est le meilleur ! Finie la mauvaise foi ou les quiproquos, les chiffres annoncés sont les bons et le flux qui les alimente et le même qui est utilisé par les plus grands médias sportifs.

Actualité

Pour l’heure nous sommes en beta-tests et nous cherchons de nouveaux testeurs pour faire évoluer l’application. Si ça vous intéresse vous êtes libres de vous inscrire sur http://www.mybetfriend.fr

Vous comprendrez aisément que je ne publierais un peu moins souvent d’articles, mais les prochains seront orientés application mobile très certainement.

Vous pouvez toujours vous inscrire sur mon Slack si vous avez des demandes, je réponds dans la journée.

 

 

twitter-finder

Twitter Finder, trouver des comptes Twitter en masse

Pour cette nouvelle année, je vais tenter de prendre quelques sages résolutions. Tout d’abord changer de plateforme, je pense avoir fait assez d’articles pour l’instant sur Facebook. Mais surtout je vais essayer de créer à l’avenir un maximum de Google Spreadsheet afin que tout le monde puisse avoir accès à mes feuilles. C’est pour ça qu’aujourd’hui je vous présente Twitter Finder.

Pour tenir ces braves résolutions, heureusement que Brice de deux.io m’a parlé de Blockspring sans ça 2016 aurait été un cauchemar.

Blockspring

La proposition de valeur de Blockspring est la suivante :

Access web services from spreadsheets

C’est sobre, ça vend du rêve mais le pire c’est que c’est vrai et que ça marche super bien :)

Si je devais faire une analogie, je dirai que #Blockspring c'est #Zapier sur ton tableur Click To Tweet

Pour l’heure une centaine d’API est intégrée et marchent très bien les unes avec les autres. Alors on y va ?

Pour s’inscrire c’est par ici :

blockspring-create

Twitter Finder

Avec ces nouvelles possibilités, de nouveaux articles verront le jour mais pour l’instant concentrons nous sur Twitter.

L’idée avec Twitter Finder c’est de pouvoir trouver en masse des comptes Twitter. En fait c’est tout simple, il suffit de reporter les prénoms et noms associés à une personne et la Google Spreadsheet boosté par Blockspring s’occupe du reste.

Petites fonctionnalités sympathiques, la possibilité de voir si le compte Twitter est certifié (utile si vous souhaitez avoir les comptes de célébrité par exemple) et son nombre de followers.

En action ça donne ça :

twitter finder

Pour accéder à Twitter Finder il vous suffit juste de cliquer sur l’icône. Suivez précisément le mode d’emploi sur la feuille et tout fonctionnera bien. En revanche si vous repérez une anomalie faîtes moi signe, j’ajusterai le tir le plus rapidement possible.

google #Twitter Finder, un prénom + un nom = un compte Twitter #growthhacking Click To Tweet

Bonus

Sinon si l’outil vous plaît pas vous avez toujours la technique de Rémi Gaillard. En revanche je la trouve un peu chronophage :)

Pour la Newsletter et le Slack c’est par ici :

 

Enrichir sa liste de prospects grace à Excel

Hello !

Le mois dernier la team deux.io m’a contacté pour réaliser un article orienté Growth Hacking. Ravi de la proposition j’ai rédigé un article traitant de la possibilité d’enrichir ses bases mails via Full Contact & Seo Tools for Excel.

Pour lire l’article c’est par ici :

hack-enrichir-liste-prospects-750x374

Grâce à cette technique vous allez pouvoir trouver des informations très intéressantes uniquement grâce à un email.

Par exemple, vous pourrez trouver le compte twitter, instagram, linkedin, facebook, quora, github etc… associé à cette adresse mail.

Ainsi si vous êtes dans une étape early stage avec des landing pages qui alimentent des listes Mailchimp, vous allez pouvoir créer votre communauté et surtout pouvoir commencer à échanger avec vos utilisateurs.

Newsletter & Slack ? C’est par ici !

facebook

Identifier les membres les plus actifs d’une page Facebook

Comme je vous le disais lors de mon précédent post j’ai pu voir apparaître une nouvelle requête disponible dans Excel 2016 qui permet de lier l’API Facebook à votre feuille de calcul.

Cette requête est tout simplement hallucinante. J’ai du me frotter les yeux quelques fois pour finalement me résigner à l’idée que oui maintenant la data Facebook est désormais accessible sur Excel.

Comment ça marche ?

Pour accéder à la requête il vous suffit de suivre ce chemin :

Données > Nouvelle requête > A partir d’autres sources > A partir de Facebook

fbu

Suite à ça, une pop-up va s’ouvrir :

Image2 Les stats #Facebook directement dans #Excel Click To Tweet

Soit vous inscrivez « Me » et vous pourrez avoir accès à toutes vos datas depuis votre inscription (ce qui est très drôle du reste), soit vous inscrivez l’ID d’une page ou d’un groupe que vous souhaitez surveiller.

Pour mon exemple je vais prendre une page qui me fait hurler de rire quotidiennement, Les joies du code.

Image3

Trouver l’ID Facebook

Pour trouver rapidement l’ID vous pouvez vous rendre sur http://findmyfbid.com/ et coller l’URL de la page.

Image4 Image5

Après avoir copie/collé l’ID, cliquer sur entrée. Laissez « Aucune » à connexion, ça sert pas à grand chose en fait.

Le vif du sujet

Une fois la manipulation faite vous allez arriver sur les infos générales de la page.

Image6

Maintenant cliquer sur le lien Record en regard de connections puis sur Table en face de posts.

Nous y sommes !

Image7

Je peux désormais avoir l’intégralité des posts de la page souhaitée organisé en tableur.

Maintenant pour identifier qui sont les ambassadeurs de cette page, il suffit d’étendre la colonne like pour avoir les ID et les noms.

Pour ce faire je vous invite à aller sur la colonne likes et cliquer sur l’icône avec les deux flèches qui s’opposent:

Image8

Une fois fait, cliquer sur fermer et charger. Vous pouvez tout aussi vous préparer un café/thé car le chargement peut prendre pas mal de temps.

Dans mon exemple j’ai attendu plus d’un quart d’heure avant d’avoir tous les likes de posts de cette page.

Image9

Retraitement de la data

Avec cet ensemble de données, il vous est plus que conseillé de synthétiser par un tableau croisé dynamique.

Image10

Très simplement il vous suffit de faire entrer en lignes et en valeurs la propriété likes.id.

Cela vous permet de compter le nombre de likes par utilisateur très rapidement. Petite astuce, si vous faîtes un double clic sur un nombre de ce TCD vous allez pouvoir éditer la liste des posts likés par la personne concernée.

Maintenant que vous avez toute la data nécessaire, à vous d’être imaginatif et de créer des scénarii qui attireront les followers les plus assidus de vos concurrents.

Par exemple, vous pouvez lancer une conversation sur FB ou LinkedIn pour remonter de l’information et pourquoi pas proposer une offre spéciale :)

A vous de jouer !

Pour la newsletter et le Slack c’est par ici:

fai

Facebook Audience Insights, les stats globales dévoilées

Comment réaliser une étude de marché précise et actualisée gratuitement grâce à Facebook Audience Insights ?

Dans cet article nous allons voir comment utiliser une fonctionnalité peu connue de Facebook afin de viser au mieux votre future cible. Mais avant tout ça un bref rappel marketing est certainement utile.

Marketing vs super marketing

Qu’est-ce que le marketing ?

Cette question semble simple mais encore trop de personnes, se targuant d’être compétentes dans ce domaine, ne savent y répondre.

Le marketing c’est agir sur son marché. Si vous avez un Anglais niveau collège  ou ne serait-ce qu’un peu de bon sens, vous auriez pu répondre à cette question. C’est pour cette raison qu’on a essayé en France de nommer cette discipline marchéage. Je vous rassure on a vite abandonné l’idée ;)

Dernier rappel d’importance, si agir est un verbe simple à comprendre, la notion de marché est elle aussi très souvent mal définie.

Le marché est la rencontre de l’offre et de la demande. C’est pour ça qu’avant de vouloir faire des affiches 4 par 3, des campagnes TV, des distributions massives de flyers ou tout autre moyen de communication onéreux, je ne vous conseillerai jamais assez de travailler sur votre produit.

Autre notion fondamentale en marketing, le SCP pour segmentation – ciblage – positionnement. Votre budget pour atteindre vos premières ventes n’est pas illimité et votre cible est souvent restreinte.

À quoi bon vouloir toucher tout le monde alors que votre marché est très précis ? Vous perdrez du temps et vous risqueriez de passer à côté de belles opportunités, votre offre n’étant pas adaptée à la demande.

C’est quoi le super marketing ?

Si le marketing c’est agir sur son marché, le super marketing c’est interagir avec ce dernier. L’interaction est devenue, dans ce monde ultra-connecté, prépondérante pour toutes les entreprises existantes. Cette notion est cependant vitale pour les entreprises qui sont sur le point de se créer.

Eric Ries l’a parfaitement illustré dans son livre Lean Start up et résumé dans ce cycle :super-marketing

Interagir avec vos (futurs) clients c’est les connaître et apprendre d’eux.

Si vous croyez encore que la principale qualité d’un commercial c’est sa capacité à baratiner vous faîtes fausse route. Un bon commercial écoute, comprend et propose. Il n’y a jamais 2 clients pareils. Un bon commercial le sait et s’adapte à toutes les situations.

Et pour s’adapter et bien cibler notre marché nous allons donc utiliser Facebook Audience Insights pour avoir des statistiques très poussées sur nos futurs clients.

Prérequis

Pour pouvoir tester et réaliser par la suite vos propres recherches, il est impératif de modifier la langue de votre compte en « English (US) »

Pour cela rien de plus simple, il suffit d’aller dans les paramètres généraux de votre compte Facebook et modifier la langue.

fb1

Accéder à Facebook Audience Insights

Pour accéder à la plateforme, il vous suffit d’aller dans « Advertising on Facebook » puis aller dans « Audience Insights » ou directement via ce lien.

fb2 fb3

Audience insights

Une fois arrivé sur la plateforme vous verrez qu’elle se décompose de deux parties. La première, sur la gauche, vous permet de réaliser votre « custom audience ».

fb4

La deuxième partie, sur la droite, vos statistiques.

facebook audience insights

 

Vos statistiques vont se charger de manière dynamique en fonction des différents critères que vous choisirez.

Nous allons tout d’abord nous attacher à comprendre comment bien cibler puis par la suite voir ce qui est possible d’analyser.

Ciblage

Location

Critère des plus essentiels, la localisation de nos clients. Où sont-ils ? Mais surtout où ne sont-ils pas ? On a tous pour réflexe d’aller là où il y’a plus de monde mais c’est parfois une mauvaise idée.

Toutefois pour commencer je vous conseille de cibler ici un pays en entier. Cela vous permettra d’avoir de la donnée en masse et de vous familiariser avec l’outil.

Vous verrez plus bas dans ce billet, qu’il vous sera possible d’affiner ville par ville.

Age and Gender

On commence petit à petit à rentrer dans le vif du sujet. Vous déterminez ici l’âge et le sexe de votre cible. Là aussi je vous préconise d’être vaste dans un premier temps pour que vous ayez des données globales.

Néanmoins il vous est conseillé par la suite d’affiner de manière plus précise votre cible et regarder à quel point des disparités peuvent se créer.

Interests

Là on est en dans le vif du sujet ! Interest vous permet de renseigner le ou les intérêts de vôtre cible. En clair vous obtiendrez des statistiques selon les goûts et les usages de votre cible.

Rien de mieux qu’un exemple pour illustrer ce propos, j’ai sélectionné sur la France toutes les personnes entre 18 et 65 ans celles et ceux qui avaient une certaine propension à aimer le Football, le constat est sans appel :

fb6

 

Je vous laisse vous amuser un peu si vous voulez mais revenez vite je n’ai pas tout à fait fini, la suite va être des plus éloquente.

Statistiques

Je vais rester sur le même exemple que tout à l’heure, quelque peu cliché j’en conviens, mais il en résulte de belles disparités que nous allons étudier ensemble.

Plusieurs points cependant sur l’interprétation de ces jeux de données, vous remarquerez que ce sont toujours deux histogrammes superposés qui retranscrivent les données. Le bleu clair pour la proportion générale le bleu foncé pour la proportion ciblée.

Autre chose, tout en haut du rapport vous avez le nombre de personnes actives dans le mois. Ce qui vous permet par extension de quantifier vos données.

Derniers points, vous ne pouvez cibler en dessous de 18 ans et si votre audience est inférieure à 1.000 individus vous ne pourrez avoir de données. Politique de confidentialité oblige. #LEL

Demographics

Relationship Status

fb7

Aimer le foot ne vous garantit donc pas de trouver l’âme sœur. Mais attention, la cible est ici trop large. Comme vous l’avez remarqué plus haut, les données sont filtrées de 18 à 65+. Étant donné que les 2/3 qui représentent notre échantillon ont entre 18 et 24 ans, il y’a peu de chances que ces derniers soient mariés aussi jeunes.

En effet quand l’échantillon est filtré entre 40 et 65 ans les choses deviennent plus normales.

fb8

Education level

fb9

 

Vous pouvez aussi connaître le niveau d’études de votre cible. Ne confondez pas cependant le college Américain et le collège Français, ça serait dommage.

Job title

fb10

 

Fonctionnalité intéressante, vous pouvez connaître les professions de la cible sélectionné. Petite astuce en cliquant sur « Selected audience » et « Compare » vous allez pouvoir filtrer par ordre croissant et décroissant. Ceci fonctionnant pour tous les autres graphiques bien évidemment. Et oui il y’en a encore pas mal d’autres.

Page likes

Juste à droite de « Demographics » vous trouverez « Page likes » et c’est tout aussi intéressant.

Je vous parlais plus haut de connaître votre cible là vous allez être servi !

Top categories

fb11

 

Ainsi par catégorie de page, vous êtes ici en mesure d’identifier les pages les plus suivies par votre cible.

Page Likes

fb12

 

Dans cette partie vous allez pouvoir trouver toutes les pages où votre audience est la plus présente.

Facebook, dans un esprit de générosité non dissimulée, va vous indiquer les pages les plus pertinentes en vous donnant 2 critères intéressants « Relevance » et « Affinity ».

Relevance : Les pages Facebook qui ont le plus de chance d’être adaptées à votre audience en se basant sur l’affinité, la taille de la page, et le nombre de personnes de votre audience qui aiment déjà cette page.

Affinity : À quel point il est probable que votre audience aime une page donnée, en comparaison avec tous les utilisateurs de Facebook.

Location

3ème segment à regarder de manière attentive, la localisation de votre audience. Si vous avez bien compris cette notion de proportion ciblée vs globale, vous allez pouvoir voir d’un coup d’œil toutes les disparités géographiques sur des critères précis. Et je vous prie de croire qu’il y’en a !

fb13

 

Activity

Frequency of activities

fb14

 

À mon sens tous les histogrammes que nous avons balayé ont un intérêt. Selon votre critère certains seront plus pertinents que d’autres mais ici il y’a une donnée qui me semble formidable c’est « Ads clicked ».

Si vous envisagez de faire du Facebook Ads sur cette audience, je pense que c’est une assez bonne idée. En effet sur un mois, en moyenne, cette cible a cliqué sur 20 publicités contre 3 en moyenne. Potentiellement vous pouvez avoir donc des Facebook Ads qui seront performantes.

A l’inverse si vous êtes en dessous de 3 par mois il serait peut-être plus intéressant d’analyser d’autres canaux de communication.

Device users

fb15

 

Ici vous voyez comment se connecte votre cible. Ce graphique est on ne peut plus pertinent si vous êtes sûr de l’application mobile pour savoir quelle plateforme prioriser en terme de développement.

Conclusion

Comme vous l’avez remarqué, la plateforme Facebook audience insights est vraiment très utile à beaucoup d’étapes de votre projet. Que ce soit pour une simple étude de marché ou bien pour s’orienter sur de la Facebook Ads pertinente, cet outil va dorénavant vous être indispensable pour savoir comment interagir avec vos futurs clients.

Je vous invite aussi à vérifier sur https://www.data.gouv.fr/ si vous n’avez pas des informations à combiner.

PS: Pour ceux qui attendent la suite de mon post sur Excel 2016, je vais rédiger un article spécial Facebook & Excel 2016.

Et oui, suite à la mise à jour d’Excel 2016, j’ai vu apparaître ceci dans les nouvelles connexions ;)

fbu

Informer ses followers ?

Analyser une audience sur #Facebook Click To Tweet

S’inscrire à la Newsletter & Slack ?

Excel-2016

Excel 2016, êtes-vous prêt ?

Microsoft Office est de retour !

Bon d’accord retour programmé comme d’habitude, mais là on voit clairement qu’un nouveau tournant est pris chez Office, surtout sur Excel.

Déjà le côté cool c’est que tout le monde peut télécharger une version beta et participer à la correction. Si vous souhaitez la télécharger la voici :

Télécharger la beta 2016

Sur l’ensemble de la suite il n’y a pas de différences majeures par rapport à 2013, mais quelques fonctionnalités sur Excel ont attiré mon attention.

Si vous aimez faire joujou avec des feuilles Excel à plusieurs milliers de lignes vous risquez d’être impatient que Microsoft sorte sa version officielle.

Ergonomie

Oui en effet Office se fait plus joli. L’écriture est plus fluide et les calculs ont des petites animations sympas.

Même si après tout on s’en fout royalement ça reste plutôt agréable.

Analyse rapide

 

1er Trick

Simplifions nous la vie avec l’analyse rapide ! Ctrl + Q pour les intimes (même si le raccourci ne marche pas convenablement dans la beta…)

Dans tous les cas avec une preview comme ça il sera plus facile de sortir des graphiques et/ou des formules rapidement.

Saisie prédictive

Je souhaite par exemple envoyer un mail à la fine fleur du rap français. Grâce à EmailHunter j’ai trouvé les adresses qui me fallait. Je souhaite maintenant isoler les noms et prénoms pour personnaliser mon mail.

Avant on aurait fait comment ?

Certainement un « données > convertir > délimité > virgule puis la même opération avec arobase pour isoler le nom et une concaténation du tout pour recréer le mail.

Bon ben ça c’était avant !

Maintenant c’est ça :

2nd Trick

Bon je suis ok avec vous tout ça c’est du confort. Où est le « growth hacking » dans tout ça ? Où est le trick qui va faire que ma startup va devenir une licorne ?

Avant le growth hacking y’a la data et c’est l’objet de la deuxième partie de l’article.

excel-chart

Data

Nouvelle requête

Bon là je crois qu’on peut dire qu’ils ont mis le paquet dans la team Excel.

L’onglet nouvelle requête c’est devenu une sorte de Disney Land de la data.

1

On va commencer gentiment avec un petit  .csv de 3Mo représentant tous les codes postaux en France.

Ô magie une fenêtre intermédiaire arrive !

2

Cette étape va nous permettre de gagner un temps considérable. En clair on va pouvoir pré-traiter notre fichier avant de l’importer dans Excel.

Évitant des copier-coller, des ctrl+h et autres amusements triviaux.

Par exemple, supposons que j’ai envie de garder uniquement les codes postaux de la Haute Garonne.

Quand j’ai chargé mon fichier, Excel a interprété les codes postaux comme des nombres entiers. Sauf que ça ne m’arrange pas dans mon cas.

Grâce à l’éditeur de requête je peux définir le type de data et filtrer selon mon usage. Dans ce cas précis j’ai informé l’éditeur que les codes postaux étaient du texte et que je voulais uniquement ceux qui commençaient par 31.

Allez hop j’ai plus qu’à fermer et charger !

Bonus :

3

La requête SQL est modifiée et commentée plutôt cool non ?

Mais Microsoft ne se sont pas arrêtés en si bon chemin.

Comme vous pourrez le constater il y’a aussi un bel effort fourni concernant l’ajout de base de données :

4

 

Ça sera l’occasion de faire la deuxième partie de l’article ;)

Pour la newsletter et le Slack c’est là que ça se passe: